gu chengDans la Chine des années 80, se lèvent des voix poétiques qui parviennent à insuffler une insouciance et une vitalité inespérée. Gu cheng est de ceux-là qui finira par émigrer en Nouvelle-Zélande, cadre du recueil « Sur l’île » un ensemble de prose et de poèmes qui touchent par la liberté de ton, parfois sombre mais revigorant. L’exil, pour le poète, est joyeux et est l’occasion de mettre en œuvre un idéal poétique. Écoutons le narrer ses aventures d’éleveur de poules : « Notre élevage de deux cents poules vient tout juste de connaître son huitième mois de prospérité. J’ai construit ces poulaillers l’un après l’autre, j’ai clos un espace de plus de deux cents mètres carrés, avec toujours l’idée que c’était pour la postérité. » Voilà peut-être la métaphore de l’espérance inespérée poétique qui anime le poète.

 

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